La palme de l’interprétation revient cependant à Vincent Gilliéron. Méconnaissable et saisissant en Lurch (le majordome), il offre pendant deux heures une prestation, uniquement composée d’expressions et de mimiques, absolument formidable.

Edward est joué par l'incroyable Vincent Gilliéron. Depuis quelques années que je le vois sur scène, il n'a cessé de progresser. Il ne quitte jamais son personnage. Vous me direz que c'est la moindre des choses ? C'est vrai, mais si peu appliqué en général dans les spectacles de fin d'année que ça mérite d'être souligné. Il est émouvant, désespéré, gauche... Mais ce qui frappe le plus, ce sont les expressions de son visage mi-robot, mi-humain, fait de sourires forcés, de joie cachée, de tristesse et d'incompréhension de ce qui l'entoure. J'ai été très ému de sa prestation. Quand nous nous sommes vus en coulisses, j'ai eu du mal à trouver mes mots, la gorge serrée de le voir encore dans son personnage. On ne s'est pas dit grand-chose mais on savait pourquoi. Il avait un sentiment d'accompli et moi un sentiment d'admiration. On s'est donc retrouvés un peu cons, mais il était important pour moi de lui signaler que ce que j'avais vu était du sacrément bon boulot.

grâce surtout au talent formidable des comédiens, tous parfaits dans leur personnage. Parmi eux, Vincent Gilliéron qui campe le Lapin blanc et Antonio Macipe, le chat du Cheshire, sont absolument géniaux dans leur interprétation et leur jeu de scène. Sorte de cartoons vivants délirants, ils jonglent avec leurs répliques, enchainent les mimiques, et s’approprient avec bonheur ces rôles improbables.

Ses partenaires masculins nous ont régalé de tendres duos, que ce soit avec Alexandre Faitrouni (on a beaucoup aimé leur "First Impressions" du musical First Date) ou Vincent Gilliéron, sur le formidable morceau qu'est "Taylor, The Latte Boy". Enfin, à noter que le duo rearrangé de ces charmants garçons sur Grease était sans aucun doute le meilleur moment du spectacle !

A la fois acteurs, chanteurs et danseurs, la troupe livre une interprétation sans fausses notes, ni faux pas, sous les yeux rieurs des spectateurs. Et leur complicité évidente est sans conteste une des forces de la pièce. Avec une mention spéciale pour le personnage de Lurch – interprété par Vincent Gilliéron – qui parvient à nous surprendre jusqu’à la fin. 

J'aimerais également citer Vincent Gilliéron, que l'on connaît pour animer (et quelle animation !) les soirées Open Mic d'AMT Live!, et qui m'a fait mourir de rire dans le rôle - presque - muet de Lurch, le majordome des Addams.

La palme de l’interprétation revient cependant à Vincent Gilliéron. Méconnaissable et saisissant en Lurch (le majordome), il offre pendant deux heures une prestation, uniquement composée d’expressions et de mimiques, absolument formidable.

nous soulignons en particulier les belles performances de Vincent Gilliéron (Lord Hertford), Amric Trudel (Gustave) et Marion Belhamou (Dame Edith) qui confirment le beau travail réalisé au sein de cette école de comédie musicale.

 

© 2016 Vincent Gilliéron | Remerciements Anne G, Aude G & Kim A.